Reproduction des plantes dans son jardin

Un peu de culture générale : que vous soyez débutant ou confirmé dans la manière de vous occuper de vos plantations, il vous sera essentiel de connaître le fonctionnement de la reproduction des plantes.

En effet, même si ce n’est pas une étape présente lors de l’étape de la semence et même de la germination, et que vous n’êtes pas forcément un professionnel du milieu potager, vous devez savoir que la pollinisation est essentielle pour obtenir une bonne production (de fleurs comme de semences légumières).

Les plantes ont plusieurs moyens de reproduction contrairement aux hommes.

Alors, vous me direz : “Très bien, mais c’est de la connaissance théorique qui ne sert en finalité pas à grand-chose !”. Bien au contraire, ce sont ces connaissances qui vont vous permettre d’obtenir un potager propre et efficace. Le fait de respecter une certaine distance entre les plantes pour que les racines aient suffisamment d’espace pour se développer et ne pas manquer de nutriments, avoir recours à la pollinisation manuelle, utiliser certaines techniques de paillage, ou encore varier les plants selon les principes de la permaculture etc… Autant de détails qui pèsent dans la balance !

Si l’on s’intéresse principalement à l’alchimie qui se déroule au sein de la plante, nous pouvons préciser que leur reproduction dépend des parties mâles de la fleur qui sont nommées « les étamines », composées de longs filaments au bout desquels les « anthères » libèrent le pollen qui sera ensuite transporté par le vent ou les insectes.

Mais également de la partie femelle de la plante qui est appelée “le pistil”. C’est la partie qui est composée de l’ovaire, logé à la base de la fleur, qui va recevoir le pollen des étamines, un tube végétal qui sera utile pour amener les cellules reproductrices à l’ovule. Après quelques temps, si la fécondation des ovules s’est bien passée, l’ovaire qui les abrite deviendra ce que l’on appelle communément “le fruit” et chaque ovule pollinisé deviendra une semence.

Les parties les plus visibles de la fleur, les pétales et les sépales servent uniquement à protéger les organes reproducteurs de la plante et à attirer les pollinisateurs par leurs couleurs ou les odeurs.

 

Concernant la reproduction des plantes, il est possible, dans un premier temps, de distinguer deux “types” de plantes différentes :

- Les plantes allogamie, des fleurs sont pollinisées par le pollen de fleurs différentes mais de la même espèce (cela est applicable pour des espèces différentes dans des cas bien particuliers)

- Et les plantes autogames.

 

En fonction de cela, il va être possible de comprendre les différentes méthodes de reproduction des plantes :

- Les plantes “Dioïques” (qui veut dire en latin : “deux maisons”). La reproduction se fait comme chez l’être humain. Il faut une plante portant les fleurs mâles et une plante portant les fleurs femelles. Leur présence ne fait pas tout : il faut que le vent ou certains insectes transportent le pollen des fleurs mâles vers les fleurs femelles. Mais peu d’espèces sont finalement dans ce groupe : la fleur de figuier, le chanvre, le kiwi, le houblon, la fleur d’épinard, etc...

- Les plantes “Monoïques” (soit « une seule maison »). Dans ce cas, la plante est mâle et femelle également. Une partie importante des espèces cultivées en jardin font partie de ce groupe.

- Les fleurs dites « unisexuelles » : la plante est porteuse de fleurs mâles et de fleurs femelles. Ce mode de reproduction est principalement régi grâce à la présence d’insectes qui vont aider grandement à la pollinisation. Ne le faisant pas consciemment, ils vont amener le pollen de plantes différentes ce qui va apporter une plus grande variété génétique des plantes : on appelle cela la « pollinisation croisée ». Les espèces ayant adopté ce mode de reproduction sont ainsi “allogame”.

- Les fleurs “auto-fécondes” : autrement dit fleur parfaite, le pollen libéré par les étamines de la fleur va polliniser les pistils de la même fleur. Aucun pollinisateur n’est nécessaire pour la fécondation et l’espèce est donc autogame.

- Les fleurs “auto-stériles” : les fleurs, peuvent être composées de la partie mâle et femelle mais doivent être pollinisées par le pollen d’une autre fleur.

Ainsi, la pollinisation a lieu lorsque les insectes ou le vent transportent les grains de pollen vers le stigmate des fleurs voisines (le maïs peut libérer jusque 25 millions de grains de pollen par plante voyageant, potentiellement à plus de 50 km avec le vent). Mais elle peut également avoir lieu par simple contact des anthères pleines de pollen sur les stigmates dans le cas des fleurs “auto-fécondes”.

Il faut toutefois que les conditions climatiques ne soient pas trop « extrêmes ». En effet, que ce soit en termes de température, de précipitations ou même de la force du vent, les conditions doivent être modérées pour que la fécondation ait bien lieu. C’est votre potager ou vos plantes dans votre jardin doivent être si possible dans une zone ensoleillée, un peu à l’abri du vent mais surtout au contact d’une biodiversité végétale comme animale (insectes).

 

Ensuite, il vous suffit de vous renseigner lors de l’achat de vos plantations en magasin pour mieux connaître leurs futurs besoins. Chez Grénéo, ces indications sont comprises dans les guides de nos box. Envie d'en savoir plus à leur sujet, on vous laisse découvrir tout ça via ce lien !

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