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Le semis direct : une forme d’agriculture biologique ?

Pour ce qui est des techniques d’agriculture intensive tout en restant écologique, le semis direct est l’une des plus efficace. En quoi cela consiste ? C’est une technique qui consiste à semer des céréales ou des graines oléagineuses sans travailler le sol sur lequel vous comptez les faire pousser. Vous n’aurez plus besoin de passer par les étapes fastidieuses telles que : labourer la terre, ou les autres préparations comme le fait de la décompacter.


Il vous suffit juste d’utiliser un semoir adapté pour le semis direct va vous permettre d’ouvrir le sol pour un déposer vos graines ainsi que votre engrais. 

Il faudra juste refermer la terre et le tour est joué ! Moins vous travaillerez votre terre, moins vous aurez de problèmes d’érosion et donc une terre plus productive. De plus, cela permet de conserver votre terre ainsi que l’écosystème qui se crée dedans et cela vous fera gagner un temps considérable que vous pourrez passer à faire autre chose pour optimiser vos plants ou votre espace cultivable. Cela vous permettra également de vous faire économiser du carburant sur les passages non-nécessaires de vos machines. 

 

 

Le semis direct, c’est quoi ?

Comme expliqué précédemment, cela consiste à ne pas effectuer le travail de la terre. Grâce à cela, toute une « faune » va se créer dans cette terre que vous aurez préservée. Alors il va y avoir certains avantages tels que le développement de la présence vers de terre ou même de micro-organismes nécessaires aux cultures. Cependant, certains désavantages sont présents car cela peut également attirer les limaces, campagnols ou autres qui représentent des « nuisibles » aux cultures. 


Si cela favorise la croissance de vos plants, cela n’empêchera pas les mauvaises herbes de pousser. Cela peut représenter deux problèmes de taille. C’est pourquoi certains conseillent d’utiliser des herbicides. En ce qui concerne la prolifération de campagnols, vous devrez attendre le retour des solutions naturelles : les buses ou les renards.


Le semis direct est souvent accompagné d’actions visant à protéger le sol est les semences des aléas naturels (vent, gel, sécheresse etc…). Une technique nommée le « paillage » va pouvoir vous aider. Cela consiste à recouvrir la terre avec les restes des anciennes cultures ou de la paille. Cela va aider non seulement à limiter l’érosion et l’évaporation de l’eau du sol. De plus, une rotation des cultures est à prévoir pour ne pas épuiser les sols de la même manière (minéraux et action des plans sur le sol).



Utiliser les techniques de semis direct n’est pas chose aisée. Il va falloir vous armer de patience pour ainsi vous rapprocher de la nature. En moyenne, ce système requiert 4 à 5 années de pratique pour que votre terre retrouve un parfait équilibre. Et en parlant de terreau, vous pouvez retrouver notre article sur sa protection et son optimisation.

Il offre une nouvelle perspective pour l’agriculture intensive. Cela permet de rajouter une casquette « respectueux des sols et de l’écosystème ». L’association semis direct et agriculture biologique n’est pas impossible. 

 

Le semis direct et l’agriculture biologique

En effet, pour pouvoir parler d’agriculture biologique, il va falloir proscrire l’utilisation d’engrais chimiques et/ou des herbicides. Il va donc se poser alors le problème des adventices nuisibles aux développements des cultures ainsi que l’apport suffisant d’azote.

À ces problèmes, la solution trouvée reste le couvert végétal. On parle alors de semis direct sous couvert végétal (SDSC) qui se déroule de la manière suivante :

  • Début d’automne : En utilisant un semoir pour semis direct, vous devrez réaliser un semis et y ajouter une couverture végétale adaptée. L’objectif est d’avoir une couverture suffisamment importante pour protéger vos sols.
  • Hiver : cette période est le moment propice de réaliser l’opération de changement du couvert végétal.
  • Printemps : il est maintenant temps de faire vos semences. Un semoir pour semis direct devrait suffire pour de semer vos graines, au sein même du couvert végétal.
  • Automne : il ne vous reste qu’à récolter vos cultures et renouveler l’opération.

Grâce à ce système, l’utilisation d’herbicides et d’engrais chimiques n’est plus une étape incontournable. Le couvert végétal apporte l’azote et le biotope nécessaire aux développements des micro-organismes et vers de terre, tout en limitant la prolifération des mauvaises herbes.

 

 

Quels sont les avantages du semis direct ?

Toujours pas convaincu ? Alors, on va résumer brièvement les avantages économiques, mais également environnementaux du semis direct. Cela :


  • Limite l’érosion du sol : l’impact sur la structure et la richesse du sol a été prouvé à de nombreuses reprises. L’absence de labour empêche l’assèchement du sol, la perte de biomasses et l’érosion liée aux grosses pluies et aux coups de vent.
  • Augmente la quantité de vers de terre : les vers de terre sont les tracteurs naturels des sols. Grâce à l’action de ces derniers, le sol est aéré et fertilisé.
  • Moins de machines agricoles : Le semis direct est exigeant et force l’agriculteur à passer lui-même sur son terrain, ce qui entraîne une baisse de l’utilisation des machines et de la consommation de carburant.
  • Un retour aux sources et à la biodiversité : en limitant l’impact négatif du travail agricole sur l’environnement sans pour autant limiter la production, il est possible de recréer un écosystème. En effet, le retour de certains nuisibles comme les campagnols et mulots entraîne l’apparition de prédateurs, parfois chassés par l’Homme.
  • Un sol plus riche en azote et en minéraux : le couvert végétal permet de limiter l’utilisation d’engrais et d’herbicides. Limitant ainsi leurs impacts sur notre environnement la qualité du contenu de nos assiettes.
  • Plus de temps libre : en tant qu’agriculteur, le temps économisé à travailler le sol et du temps en plus pour s’occuper d’autres tâches et/ou d’une vie de famille.

Le semis direct, comme le recours à l’agriculture biologique n’est pas encore implanté dans les esprits de tous. Que ce soit par manque de connaissances ou par choix de l’ignorer, certains ne sont pas dans les dispositions nécessaires à effectuer cette transition. 

Mais le constat est réel : il est clair que l’agriculture de demain devra compter sur des techniques telles que celle-ci afin de préserver la santé et l’avenir des agriculteurs comme des consommateurs.

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